Au jour de ma mort
À vous, à toi
Voilà, je suis parti,
Je ne suis que l'ami,
Ne me voyez pas en souvenir...
Rappelez-vous de ces sourires...
Ne vous sentez pas laissés,
Je ne savais pas aider,
Je garde mon rire...
Il ne peut plus mourir...
Je n'ai pas su accrocher la vie,
Grâce à vous, des expériences...
En moi, elles me donnent confiance,
J'en suis heureux, même si parti...
Je vous vois tous un à un,
Qui êtes là, en commun,
Peut-être pleurez-vous ?
À me voir dans un trou...
Ces larmes sont d'or, sans ombre,
Elles éclaircissent mon c½ur sombre,
Les miennes ne coulent plus...
Dans mes nuits, seul, se sont tues...
A vous tous, à qui vont mes pensées,
Pour lesquelles, un sentiment m'a frappé,
Entre amour et amitié, tout...
Ce que j'ai traversé... avec vous...
À toi, je te rejoins, reviens
Pardonne-moi, que dire...
Tu me manques, je veux te revenir,
J'espère pour toi avoir été un homme bien,
Autant que l'ange, dont les ailes ont battu,
Mes ailes ont brûlé, tombant, je suis descendu,
Je t'ai donné, on s'est rendu, nostalgie et souvenir,
Mais certaines choses volées, jamais ne pourront partir...
À toi, voulant rentrer dans la police, sans vice,
Qui m'a accompagné, aidé, fait vivre,
Tu t'en rappelles, jusqu'à en être ivre...
De rire et de joie, on était si complices...supplice...
À toi, du jour au lendemain, ton amour parti...
Aujourd'hui, tu le chantes, en fête ou furie...
Ces musiques que l'on compose, ces sentiments,
Avec ta guitare, ton rouge mais pas de sang...
À toi, monsieur Mac, toujours bien habillé,
Style, classe et pourquoi pas : clarté...
Et pourtant, tu es toujours par terre, sans tomber,
Tu te sens loin du ciel, mais tu ne vas pas monter...
À toi, et ta devise magique,
Fume, avant que la vie ne te fume,
Sourions, jouons sans amertume,
Rappelle-toi, rien n'est tragique...
À toi, si loin, nos contacts virtuels,
Pour une amitié, tellement réelle,
Discussions et confidences, par un fil,
Comme cette vie que l'on tisse et qui défile...
À toi, la fille devant son ordinateur,
Sèche tes larmes, oublie ton pleur...
Plus de conseil, ni morale...
Tu es bien, est-ce si mal...
À toi, ma petite blonde...
Une des seules à m'accepter, sans honte,
Mais tant de confidence qui compte,
On était sur la même onde...
À toi, entraîneur de malheur,
De te voir, me met déjà en sueur,
Quelle aisance à discuter, des rigolades,
J'adore certaines de tes faridades...
À toi, petit conducteur fou,
En CBR, tu étais si mou,
Nous qui boxions avec des mots,
Ces souvenirs sont très beaux...
À vous, mes amis, que dire,
Ne me regardez pas partir,
Je ne suis pas martyr, heureux,
Simplement regardez mes yeux...
Je me vois un peu pâle, paisible,
Moi qui souffrais, sans cri, audible,
Aurais-je trouvé ma paix, enfin,
Un coucher de soleil, sans lendemain...
Et un jour, bientôt, vous m'oublierez,
Là je pourrais vraiment m'en aller,
Loin de vos c½urs et de vos pensées,
Laissant sa place, malheur à l'imparfait...
Que va-t-il se passer, suis-je perdu,
J'ai l'impression que mes ailes ne battent plus,
Je ne sais rien de ce que je suis devenu,
Juste autant de silence qui se tue...
Et pour ces gens qui ne m'aimaient guère,
J'aurais pris plaisir à remuer la terre...
Je ne ressens rien, et avant naguère,
Dans mes désirs, vous n'aviez pas d'air...
À vous chère famille, c'est difficile,
Rappelez-vous que je rejoins Papa,
Ce sera pour vous, plus facile,
Dîtes-vous, je serai ici et là...
Pleure, pleure petit frère...
Autant à l'homme qui est ton père...
Que ton frère, parti sans gloire...
Sois fier, d'un homme, tu as les pouvoirs...
Je m'en vais
Sans regrets,
J'ai l'espoir d'avoir,
Un jour l'espoir...
je trouve triste se poéme pas vous???